Coeur offert

Coeur offert
En cette douce matinée,
Allongé à contempler le ciel,
Le regard brouillé,
Par les fins rayons du soleil,
Tu sentais la douleur t'envahir,
Et priais pour ne pas faiblir,

Il te fallait un nouveau c½ur,
Pour espérer pouvoir survivre,
Tu arrivais à l'hôpital,
Te sentant de plus en plus mal,
Tes visions se bousculèrent,
Et tu tombais dans un coma éphémère,

Tu dormis durant toute la nuit,
Tu te réveillais, et te sentis reprendre vie,
L'opération s'était bien déroulée,
Tu étais maintenant hors de danger,
Tu attendais l'arrivée de ton amie,
Elle qui tremblait tant pour toi,
Elle sur laquelle reposait tes plus grands émois,
Une semaine passait sans le moindre signe de vie,

Tu rentrais chez toi,
Et y trouvais un mot de sa part,
T'expliquant son choix,
Son choix de vivre en toi.

# Posté le mardi 22 août 2006 13:28

Modifié le lundi 14 mai 2007 06:05

Océan

Océan
En suspens sur cette échelle,
Fouetté par la force du vent,
Cherchant du regard cette nacelle,
Tourmentée par ces flots fringants,

Tu vis sortir du fond de l'océan,
La mort de son plus parfait vivant,
Eclaboussant et noyant tes simples espoirs,
Tu vis la mort glaciale de son ½il si noir.

# Posté le vendredi 18 août 2006 07:48

Modifié le mardi 21 novembre 2006 04:43

Le muet

Je me souviens encore de mes années passées,
Il y a trois ans en particulier,
Quand tu fis la rencontre de cet homme,
Cet homme au moral si laminé,

Tu ne lui voulais rien, juste l'aider,
Mais lui, dans l'incapacité de s'exprimer,
S'éclipsait pour aller chercher refuge,
Dans ses rêves et songes improvisés,

Tu voulais l'aider,
Attendant un simple changement,
Les semaines passaient indéfiniment,
Sans l'ombre d'une amélioration tant espérée,

Tu voulais l'aider,
Pour qu'il connaisse de ce monde austère,
Le souvenir de ses bonheurs éphémères.

# Posté le lundi 14 août 2006 06:37

Modifié le dimanche 13 mai 2007 17:35

Mon doux chagrin

Chemin de ma souffrance
Fin chemin, terre de ma souffrance,
Fin chemin si rocailleux qu'il soit,
Pourquoi suis-je encore dans l'attente?
L'anéantissement de mon enfance,
Ne te suffira donc pas,

Maintenant plus de deux ans que je t'ai emprunté,
Marchant toujours vers un horizon si brouillé,
Ma vie n'est plus qu'un simple univers bâclé,
Dans lequel ni voie lactée ni étoiles n'ont jamais existé,

Je tombe à corps perdu dans un si grand brouillard,
Un brouillard coloré de ces si sombres visions noires,
Fin chemin, terre de mes grandes pénitences,
Jusqu'à quand devrais-je t'emprunter et cacher les apparences,

Ne comprends-tu point mes sentiments,
Mes envies de rêves, de bonheur me manquant depuis trop de temps,
Ce bonheur si recherché, si attendu n'existant plus qu'en la rue d'un ange,
Ange, sans lequel je ne serais plus depuis bien longtemps,

Fin chemin, quand vas-tu me relâcher,
Quand vais-je pouvoir retrouver ma liberté,
Depuis le jour ou je t'ai emprunté,
Tu me gardes au près de toi, tu m'as emprisonné.

# Posté le jeudi 13 juillet 2006 09:46

Modifié le lundi 14 mai 2007 06:00

Coeur offert

L'ange
En cette matinée d'hiver, le lendemain de noël,
Te souviens-tu ?
Tu t'étais levé plus tôt qu'à ton habitude,
Tu étais allé voir au pied de notre sapin tes nouveaux cadeaux,
Tu les as ouverts, tu as pris l'un d'entre eux,
Puis tu es parti dans le jardin pour l'essayer,

Tu avais si froid, et tu commençais même à trembler,
Mais tu commençais également à t'amuser,
Sans te rendre compte de toute la dangérosité,
De jouer à moitié dénudé en cette matinée d'hiver,
Le soleil commençait à percer,
Laissant entrevoir une faible clarté,

Le froid continuait de te gagner,
Tu es alors retourné dans ta chambre t'habiller,
Puis tu es redescendu, tu as repris ton jouet,
Et tu es reparti t'amuser avec,
Tu le lançais en l'air, toujours plus haut,
Jusqu'à ne plus voir qu'un faible point noir sur ce ciel blanc,
Dans l'une de ses descentes il se bloqua dans un arbre,

Tu ne savais quoi faire,
Alors tu entamais une montée périlleuse pour reprendre ton jouet,
Tu étais assez haut, mais tu ne faiblissais point,
Ton attention fut alors attirée, par une forte lumière émanant du ciel,
S'abattant sur l'une des branches de ce saule-pleureur,
Tu risquas un regard en cette direction,
Et tu y vis un ange,
Tu ne te souviens toujours pas ?

Tu observais ses deux ailes d'un blanc nacré,
Se fondant dans ce sillage d'hiver,
Cet ange était la beauté incarnée,
Et tu le fixais comme à travers un ½il de verre,
Tu étais fasciné, ébahi par la beauté de cet être légendaire,

L'étonnement et le respect prirent le dessus sur la peur,
Alors tu eus envie de le questionner, des milliers de questions te venaient en tête,
D'ou viens-tu ?
Je viens du paradis.
C'est loin ?
A la fois tout proche et très lointain.

Bien entendu tu ne comprenais pas sa réponse,
Mais peu t'importait,
Tu venais de comprendre le plus important à tes yeux,
La peur qui te serrait depuis quelques jours,
Cette peur de mourir dans ce monde cauchemardesque,
Tu n'avais maintenant qu'une pensée, qu'un v½u, qu'un désir,
Partir avec cet ange au prix d'en payer de ta vie,
Tu ne te souviens toujours pas ?

L'ange attrapait ton jouet, puis te le redonnait,
Enfin, il déployait ses ailes
Et commençait à s'effacer haut dans le ciel,
Tu compris alors se qu'il te restait à faire si tu voulais le rejoindre,
Tu te mis donc sur la plus haute branche du saule-pleureur,
Et tu sautais,
Dans ta chute tu regardais une dernière fois ta maison,
Et tu y croisais mon regard,
Je te regardais tomber du haut de cet arbre de toute mon impuissance,
Je n'avais que mes larmes pour me ramener à cette sinistre réalité,

Je voyais ton petit corps frêle, allongé sur le sol,
Tu ne bougeais plus, tu émanais un dernier sourire
Les yeux fermés dans une marre teintée de rouge,
Tu ne te souviens toujours pas ?
Suis-je bête tu ne peux te souvenir puisque tu n'es plus de notre monde,
Tu es maintenant au paradis,
Tu avais fait ton choix,
Tu t'en est retourné au près de ton ange,
Laissant tes parents au statut d'orphelin.

# Posté le mardi 11 juillet 2006 08:04

Modifié le lundi 14 mai 2007 06:05